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Malgré les incertitudes, l'UpM avance

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Malgré les incertitudes, l'UpM avance
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Que devient l’UpM? A sa création en 2008, l’Institut Amadeus avait consacré son premier forum MEDays à cette nouvelle et ambitieuse organisation.

A l’heure du deuxième anniversaire de l’UpM, une mise à jour s’impose. L’Institut Amadeus a choisi de traiter le sujet en le recontextualisant et en se focalisant sur les points sensibles, à savoir le rôle du Secrétariat et surtout les financements. 

Que peut apporter le Secrétariat face aux blocages? Le problème des financements est-il en voie d’être résolu ? De ces deux questions majeures dépend effectivement le futur de l’UpM.

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1.Les entraves de l’UpM et les défis du nouveau Secrétariat

1.1. Un relais difficile pour la co-présidence

Deux ans après sa création, le 13 juillet 2008 à Paris, l’Union pour la Méditerranée (UpM) s’apprête à faire tourner la co-présidence, non sans difficultés. Côté Nord, c’est l’Espagne, également à la présidence de l’Union Européenne (« coïncidence » marquant l’influence de Bruxelles sur les actes de l’UpM) qui était normalement annoncée pour relayer la France. Cependant, les choses ont actuellement perdu en clarté, faute de communications officielles. Face à la discrétion des représentants espagnols qui dure depuis quelques mois, on pourrait avoir tendance à confirmer les rumeurs de divergence des points de vue concernant la présidence de l’UpM. En effet, certaines voix laissaient entendre qu’il y aurait deux options à la co-présidence du Nord : soit l’Espagne, soit la Commission Européenne (CE). Si la deuxième option devait devenir une réalité, cela permettrait probablement une plus grande transparence et une meilleure complémentarité des politiques euro-méditerranéennes (UpM et Politique Européenne de Voisinage). Mais, d’un autre côté, l’UpM pourrait alors être relayée au second plan par l’Union Européenne (UE) et ne devenir qu’une politique parmi d’autres. D’autre part, on pourrait craindre que l’UE ne privilégie les intérêts des pays européens (dont beaucoup, non-riverains, ne s’intéressent pas vraiment à la Méditerranée) au dépit des pays de la rive Sud. Même si un pays du Sud co-présiderait l’UpM aux côtés de la CE, le poids politique et décisionnel risquerait de pencher dangereusement côté Nord, et ce ne serait que répéter ce qui a été une des plus grandes erreurs du Partenariat EuroMed. On pourrait alors penser qu’il serait souhaitable que ce soit toujours un pays du Sud de l’Europe, directement concerné et intéressé par les enjeux méditerranéens, qui soit co-président côté Nord. Certes, tout ce discours est hypothétique, mais il n’en demeure pas moins que l’on aimerait en savoir plus sur la nouvelle co-présidence, étant donnés les défis considérables qu’elle devra relever. Côté Sud, la situation est encore plus obscure : le successeur de la présidence égyptienne n’a toujours pas été annoncé, faute d’accord au sein des membres.

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