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Infrastructures et nouvelles technologies : comment favoriser les investissements en Afrique ?

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C5Rarement le monde n’aura été aussi ouvert à la circulation des biens et des capitaux. Longtemps, il a été cloisonné sur des bases idéologiques, conflictuelles ou raciales. Pour la première fois, sous l’égide de forums multilatéraux comme l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la règle du marché libre s’impose dans les interactions entre acteurs économiques.


 

 Amadou_Niang_-_SngalAmadou Niang, Ministre du commerce du Sénégal 

 

 

Amidou_OkabaHamidou Okaba, Directeur Général de l'Economie et de la Législation Fiscale, Ministère de l'Economie, du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme du Gabon

 

 

Suk_Joon_KimSuk Joon Kim, Président du Science and Technology Policy Institute

 

 

Michel_Faivre-Duboz_-_Renault_MarocMichel Faivre-Duboz, Président de Renault Maroc

 

 

Jean_Luc_BernardJean-Luc Bernard, Representatant pour le Maroc, UNIDO

 

 

Louis_Bedoucha_-_World_Bank_-_MIGALouis Bedoucha, Directeur de Programme, MIGA-Banque Mondiale

 

 

Edwin_Tsvangirai_-_Fondation_TsvangiraiEdwin Tsvangirai, Président de la Fondation Susan Nyaradzo Tsvangirai


 

 

LES TEMPS FORTS DU PANEL EN VIDEO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La répartition de l’investissement ne se fait plus sur des critères idéologiques ou géographiques ; elle se fait sur la base du mérite. Les pays qui reçoivent le plus d’investissements sont ceux capables de créer les conditions de son accueil.

Stabilité règlementaire

Améliorer la gouvernance reste un élément essentiel pour rassurer les investisseurs. Les risques politiques, difficilement maîtrisables, sont un frein majeur au développement des investissements en Afrique.

Edwin Tsvangirai ira même jusqu’à souligner que ce n’est dans un premier temps pas tant la qualité que la stabilité des lois qui est la plus importante.

Consolidation et dépassement des logiques nationales

Les petits marchés domestiques n’ont aucun avenir dans un marché qui se globalise. Il faut donc trouver des mécanismes qui obligent les opérateurs économiques à se rassembler. Seules des institutions proprement capitalisées et ayant atteint une taille critique permettront de capitaliser des savoir-faire.

La volonté de dépassement des logiques nationales se retrouve, selon le ministre du Commerce du Sénégal, M. Niang, dans le succès de la « Stratégie de croissance accélérée » sénégalaise qui a reposé sur deux éléments ; D’un côté, l’ouverture des marchés a permis le développement du commerce, reconnu comme le meilleur créateur de richesses. De l’autre, l’intégration régionale a poussé les entrepreneurs dépasser leurs marchés locaux vers des marchés sous-régionaux ou régionaux. Le Sénégal commerce ainsi aujourd’hui à 38% avec l’Afrique de l’Ouest et à 45,6% avec l’Afrique.

Un partenariat gagnant-gagnant

De tous temps, le différentiel de savoir-faire était l’atout du détenteur de ce savoir sur le marché et la concurrence. Aujourd’hui, les décideurs politiques africains soulignent la nécessité de repenser les savoir-faire non plus comme un droit, mais comme un produit pour lequel il s’agit de développer un marché.

Le détenteur de savoir-faire doit être gagnant dans ce mécanisme. On doit lui donner les moyens de s’associer à des partenaires locaux qui veulent améliorer leur rentabilité/productivité. Ainsi, M. Okaba propose de réserver une part dans le capital de toute entreprise qui souhaite acquérir un savoir-faire à celui qui veut transférer ce dernier.

Modèle de développement africain

Les débateurs ont souligné l’ironie de l’idée selon laquelle l’Afrique aurait une grande chance en matière de stratégie de développement, puisqu’il lui suffirait de choisir parmi les modèles qui ont marché dans l’histoire et de les mettre en œuvre. En réalité, ni les expériences européennes des 18e et 19e siècles, peu respectueuses de l’environnement et mises en œuvre dans un environnement international laxiste, ni l’expérience Sud-Coréenne, combinant soutient aux exportations et protection des industries naissantes, ne pourraient être transposées au vue des règles du commerce mondial en vigueur aujourd’hui.

Le modèle de développement africain reste donc entièrement à inventer. Et si l’on veut une émergence économique propre et durable, cela aura un coût, qui ne pourra être entièrement assumé par le monde en développement.

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