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Rencontre de réflexion : quelle représentativité des jeunes en politique ?

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Dans le cadre de son suivi attentif de l’actualité politique nationale, par ailleurs très riche cet été, à l’instar de cette année 2011 ; l’Institut Amadeus a organisé le 26 août à Rabat une rencontre-débat sur la question de la représentativité des jeunes sur la scène politique marocaine. Question indéniablement cruciale à la lumière de l’échéance des législatives prévues le 25 novembre prochain inaugurant l’avènement de la nouvelle Constitution, adoptée  le 1er Juillet dernier.

C’est dans ce sens que l’Institut a convié autour de la même table outre les représentants de la jeunesse de certains partis politiques : M. Ali Elyazghi de l’USFP, Mme Loubna Amhair du Mouvement Populaire, M. Anas Doukalli, membre du Bureau politique du PPS, quelques représentants de la société civile engagée : M. Khalid Baddou (Alliance des Indépendants) et M. Mehdi Bensaid (Cercle des Jeunes Démocrates) ainsi qu’un homme des médias, M. Saad Tazi, Directeur de publication du quotidien Le Soir.

Un premier constat : l’éruption sur la scène publique du Mouvement du 20 février est venue consacrer un net regain d’intérêt de la jeunesse marocaine pour les enjeux politiques. Au-delà des revendications  de justice sociale, de lutte contre la gangrène de la corruption ou encore de la mise en œuvre de politiques publiques formation/emploi plus en adéquation avec la réalité du marché du travail, il y a là  une volonté manifeste de la jeunesse marocaine de prendre son destin en main. Nombre d’observateurs voient cela comme une opportunité unique pour l’émergence d’une nouvelle politique marocaine et l’enclenchement de ce renouvellement générationnel de l’enceinte politique tant attendu.

JEUNESSE_INTRA

Un enjeu bien saisi par les jeunes des partis politiques qui reconnaissent sans difficulté que très souvent l’ascension politique via les sections Jeunesse est une chimère.  Comment justement intégrer cette jeunesse « politisée mais peu partisane » au sein des partis ?

Pris au dépourvu par l’accélération des événements depuis le discours royal du 9 mars, ces derniers  sont très critiqués – à l’image du très faible nombre de programmes et débats d’idées proposés à ce jour- quant à leur gestion du processus d’intégration des jeunes dans les listes nationales électorales alors que les potentialités existent.

Instaurer une démocratie interne, lever les réticences constatées, emprunter la voie balisée par la Nouvelle Constitution sont des débuts de réponses avancées lors de cette rencontre.

Attention tout de même à ne pas sombrer dans le conflit générationnel car il ne s’agit en aucun cas ici de la question. Si transition il y a, elle s’effectuera par étapes.

La solution des quotas, pierre angulaire de cette approche, constitue malgré la diversité des tendances, de l’avis de tous, une mesure certes discriminatoire mais nécessaire. L’essentiel étant de parvenir via la liste nationale à un Parlement balayé par un vent de jeunesse et donc partiellement renouvelé, plus en conformité avec la pyramide des âges du pays et du coup moins dominé par la mainmise du phénomène des notables.

Cela concernerait en premier lieu les jeunes des partis politiques  dont la limite d’âge serait aux alentours de 35 ans avec un « historique partisan » et un engagement justifié pour la gestion politique à l’échelle locale, berceau de toute carrière politique.

Une option qui est sensé institué à moyen-long terme la compétence comme unique critère. Elle s’avérerait inutile voire obsolète si le cycle naturel du renouvellement des cadres au sein des partis n’a pas lieu.

Les prochaines semaines s’avèrent décisives…

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