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Atelier Débat Maroc / Conseil Coopération du Golfe (CCG)

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Dans le cadre de son cycle de conférences mensuelles, l’Institut Amadeus a organisé  le mercredi 25 mai dans ses locaux à Rabat (Hay Riad) une rencontre de réflexion sur les enjeux majeurs entourant une éventuelle adhésion du Royaume du Maroc au Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

 

L’atelier intitulé « Le Maroc au sein du CCG : statut avancé ou adhésion totale ?» a constitué, à la lumière du contexte actuel qui sévit dans la région des pays arabes, une opportunité d’effectuer une première lecture sur les principales raisons ayant poussé les pays de ce groupement régional (Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Emirats arabes Unis, Bahrain et Oman) à faire parvenir cette invitation d’adhésion dans ce timing bien précis.

Ce débat a vu la participation de Son Excellence M. El Asri Said Ahmad AL Dhahiri, ambassadeur des Emirats arabes unis au Maroc, M. Mohamed Azeroual, Inspecteur General au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Tajeddine Houssaini, Docteur en Droit, Avocat agrée pres la Cour Suprême, M. Mohammed Benhamou, Professeur universitaire et chercheur, M. Driss Benali, Expert et consultant, M. Omar Akouri Président de la Fédération de la Pêche maritime et de l'Aquaculture (F.P.M.A)  ainsi que M. Brahim Fassi Fihri Président du think tank Institut Amadeus, initiateur de ce débat.

DSC_0128Loin d’y voir un lien direct avec la conjoncture trouble que traverse la région MENA, les intervenants ont surtout appuyé la thèse de la résultante logique du caractère excellent des relations qui lient le Maroc et les pays du CCG depuis les années 1970 tant sur les plans politiques qu’économiques. M. Azeroual a dans ce sens rappelé les nombreux gestes forts de solidarité qui singularisent ces liens, le non moins significatifs d’entre-eux étant la position pionnière, claire et non équivoque prise par le Maroc à l’encontre de l’invasion irakienne du Koweït lors de la Guerre du Golfe de 1991.

A ce titre, l’ambassadeur des Emirats Arabes Unies (EAU) a surtout estimé qu’il s’agissait là d’un signe de maturité de ce regroupement régional, à travers cette initiative d’ouverture envers le Maroc, en plus de la réponse positive accordée par le Conseil concernant la requête d’adhésion formulée par la Jordanie. L’enjeu étant de renforcer les nombreux intérêts stratégiques convergents qui existent entre le Maroc et ses partenaires de la péninsule arabique à travers une première phase qui trace et définit ces modalités approfondies de coopération.

Des propos appuyés par MM Houssaini et Benhamou,  l’expérience réussie du CCG selon eux tant au niveau du rôle stabilisateur politique qu’il joue que les efforts consentis pour bâtir un système économique et financier intégré et donc compétitif au niveau mondial contraste fortement avec l’état léthargique dans lequel se trouve l’UMA du fait de désaccords persistants entre le Maroc et son voisin algérien.

Sur le pôle économique, MM Benali et Akouri déplorent également l’échec total de l’UMA pour les opérateurs économiques et accueillent donc favorablement la nouvelle opportunité offerte par l’éventualité de renforcement des liens avec le CCG. Il serait fortement souhaitable que le Maroc puisse à travers une démarche « win-win » bénéficier de l’expertise et du savoir-faire des pays du Golfe dans la mise en place de grands projets d’infrastructures

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