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Emerging Africa : Comment pérenniser le rôle croissant du continent dans l’échiquier mondial ?

Il y a à peine une vingtaine d’années, l’Afrique était dépeinte par tous avec pessimisme, comme un continent sans espoir, meurtri par les guerres, la sécheresse, la pauvreté extrême et le manque de perspectives économiques. Récemment cet afro-pessimisme semble avoir laissé place à un afro-optimisme naissant. Et pour cause, depuis plus d’une décennie, les indicateurs de croissance en Afrique sont au vert et le continent n’a de cesse d’attirer les convoitises.

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Table ronde : COP22 : Quelles ambitions pour concrétiser le succès de Paris ?

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Table Ronde

COP22 : Quelles ambitions pour concrétiser le succès de Paris ?

Jeudi 03 Mars 2016

Siège de l’Institut Amadeus, Rabat

L’Accord de Paris sanctionnant les travaux de la COP 21 – qui entrera en vigueur en cas de ratification, le 22 avril 2016, par au moins 55 pays représentant au moins 55% des émissions mondiales – est incontestablement un pari gagné et une percée historique qui consacre une volonté collective et universelle. Il faut féliciter tous les gouvernements et l’ONU, qui ont su, au-delà de répondre aux plus sceptiques et pessimistes, marquer l’Histoire, créer le momentum et faire la synthèse des différentes propositions.

Les négociateurs ont tenu une partie de leurs promesses et l’Accord qui a sanctionné les travaux de la COP21, n’a pas déçu dans sa globalité. Même s’il contient plusieurs points à clarifier, il peut être qualifié de global, courageux et équilibré. Il établit une architecture pour réduire collectivement et durablement les émissions à effet de serre, assure le principe de différenciation entre les pays, aux réalités et aux possibilités différentes, et combine à travers le principe de « justice climatique », les intérêts nationaux divergents par des traitements différenciés.

 

Autant de mérites notoires et de facteurs de succès incontestables d’un Accord « diplomatique » multilatéral adopté à l’unanimité. Néanmoins, il ne s’agit pas encore d’un véritable « Programme Climatique Mondial », précis, opérationnel et juridiquement contraignant, qui assure de manière irréversible, le passage aux actes. L'histoire du multilatéralisme nous apprend qu'entre l'adoption de principes puissants, comme ce fut le cas à Paris, et la mise en œuvre effective sur le terrain, le chemin est long et parfois interminable.


La prochaine étape du processus de négociation en faveur de la lutte contre le changement climatique sera donc cruciale. La COP22 qui se tiendra à Marrakech, du 7 au 18 novembre 2016, sera en effet décisive dans l’implémentation et le suivi de l’Accord de Paris, notamment à travers la définition des outils et mécanismes devant contraindre les Parties à respecter, à partir de 2020, leurs engagements pris à Paris. Pays Président, le Royaume sera le facilitateur des négociations auxquelles il imprimera une impulsion qui sera déterminée par le positionnement stratégique qu’il aura choisi.

Le Maroc, sous l’impulsion et le leadership de SM le Roi Mohammed VI, possède une importante crédibilité internationale pour reprendre le relais et le flambeau de la France, afin de concrétiser et de viabiliser les espoirs nés de la COP21. Marrakech devra arrêter le chemin, le consolider et s’assurer que tout le monde l’empreinte.

D’ailleurs, la COP22 sera le plus grand événement jamais organisé au Maroc. Les 195 pays Partis et les organisations internationales dans le cadre de l’ONU seront tous présents à Marrakech pendant plus de 15 jours, incluant la présence de 25 000 et 30 000 personnes in situ avec tous les défis organisationnels, logistiques et sécuritaires que cela implique.  A ce titre, aucune comparaison ne peut se faire avec tous les évènements internationaux et multilatéraux organisés au Maroc et en Afrique : La COP22 sera largement plus importante que la COP7 (Marrakech 2001 – 3000 participants) et que le Sommet du GATT (Marrakech 1994 – 2500 participants et 100 pays).

L’organisation générale de la COP22 pour en faire un événement réussi grâce notamment à une mobilisation nationale et internationale de grande envergure, le volet du financement, les sujets à porter au devant de la scène et au cœur des négociations ainsi que l’identité et l’originalité à donner à cette grande manifestation ont ainsi été parmi les sujets phares débattus et abordés lors de cette table ronde organisée par l’Institut Amadeus dans ses locaux.

Cette table ronde a vu la participation, outre celle du président de l’Institut Amadeus M. Brahim Fassi Fihri, de SEM. Hakima Haite, Ministre Déléguée à l’Environnement et envoyée spécial du Royaume pour la COP22, SEM Aziz Mekouar, Ambassadeur Négociateur de la COP22, SEM. Said Benrayane, Ambassadeur-conseiller en charge de la COP22, M. Mehdi Bensaid, Président de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE, M. Tawfik Mouline, Directeur Général de l'Institut. Royal des Etudes Stratégiques, Mme. Zahra Maafiri, Directrice Générale de Maroc Export, Mme. Yacine Fal, Représentante résidente de la Banque Africaine de Développement, Mme. Marjorie Thomas, Conseillère à la Chancellerie politique de l’Ambassade de France, en charge des questions climatiques. M. Noureddine Ayouch, Membre du CA de la Fondation Mohamed VI pour la Protection de l'Environnement, M. Abdallah Mokssit, Directeur Général de le Météorologie Nationale, Mme. Nadia Salah, Directrice des rédactions du groupe EcoMédia, M. Moustapha Mourahib, Avocat Associé chez Clifford Chance, M. Karim El Aynaoui, Drecteur Général de l’OCPPC, M. Jawad Kerdoudi, Président de l’IMRI ainsi que Mme. Lamia Merzouki, Directrice Générale Adjointe de CFCA.

Cet atelier de réflexion, initié par l’Institut Amadeus, a été l’occasion de réfléchir en amont aux problématiques stratégiques, logistiques et d’image qui seront au cœur des débats de la COP22 et de proposer des pistes et recommandations pour faire du rendez-vous de Marrakech un moment historique.

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